ski de pente raide aiguille verte les Z voie Washburn

+ de vidéos

Depuis le début Mars lorsque je suis passé en dessous de la face de l’aiguille verte, cette ligne m’attire.

Difficile toutefois de trouver un créneau entre les journées de mauvais et celles ou il faut bien travailler.

Après les descentes réalisées en Mars, un épisode de foehn tempétueux a rendu les faces très difficiles à skier.

Je m’en étais aperçu aux courtes lors de notre tour des tour des grandes Jorasses du 18 au 20 mars 2016.

A l’occasion d’un « col du passon » le vendredi 8 avril, les conditions avaient l’air super bonnes dans la face malheureusement j’avais prévu 3 jours sur Arolla pour finir l’acclimatation et le repérage de la patrouille des glaciers .

D’ailleurs ce week end là toutes les faces du glacier d’Argentière auront été skiées razzia sur les pentes raides

Le mercredi suivant, neige et vent en altitude sont au programme mais la météo annonce beau temps pour jeudi avant le retour d’une perturbation le vendredi.

RDV est donc pris pour jeudi matin aux grands Montets pour aller voir au pied sans grande conviction sur la possibilité de monter dans la face avec les risques d’avalanches.

Après les 3 heures réglementaires pour atteindre le sommet des Grands montets en téléphérique, nous pouvons enfin nous rendre au pied du couturier.

Au départ la rimaye se passe en skis, la pente à déjà purgée et les spin drifts continus de dévaler le couloir Couturier, les conditions semblent correctes dans les Z qui sont moins exposés que le couturier.

La seule interrogation reste la calotte au sommet qui elle, se situe sous le vent, la pente y est moins raide, c’est la zone ou on peut retrouver beaucoup d’accumulation.

Nous avons rejoint le couturier en partant à gauche sous un triangle rocheux, les Z sont à droite de ce triangle mais la pente était plus chargée en neige.

La montée s’effectue assez rapidement malgré la trace à faire, 2h de la rimaye jusqu’au sérac en haut du couloir couturier.

Par contre arrivé ici les choses se compliquent un peu, par endroit j’ai de la neige jusqu’au ventre et on sent une couche fragile sous une croute.

Le vent qui n’a pas faibli à rapporté toute la neige sur la voie de montée.

Nous estimons que les conditions sont limites et nous prenons la décision de chausser les skis à 3950m, le sommet sera pour une prochaine fois.

A la descente un virage à coté de la trace de montée déclenche une petite plaque, pas de regrets, bonne décision.

Les conditions dans la descente sont bonnes malgré le soleil qui touche la face le matin et a transformé la neige par endroit.

Le ski demande quelques précautions mais globalement les conditions n’étaient pas trop difficiles.

Un seul passage étroit ou nous n’avons pas pu faire trop de virages, ce passage doit être le crux en période sèche car les rocher ne sont pas loin sous la neige.

Bravo à Gee Pierrel avec ses chaussures Lasportiva qui n’ont pas voulu passer en position ski !

Il aura fallu batailler quelques minutes avant de pouvoir enclencher le système 🙁

Perso j’avais des chaussures terriblement efficace les Black de Pierre Gignoux !

Au top

Guillaume Omont